Un concept qui n'est pas près de voir le jour...
L'Anvil Odin est, selon les termes officiels, le dernier grand vaisseau vendu uniquement sous forme de concept par Cloud Imperium Games, mais c'est surtout un concept qui risque de se faire attendre. Car bien que la présentation soit riche en visuels, la production réelle n'est pas encore lancée.
Un état de Concept Avancé mais Illusoire
Le modèle 3D présenté durant le Star Citizen Live de la DefenseCon 2956 est ce que les développeurs appellent un "concept mesh".
Alberto, l'artiste responsable de sa conception, a révélé que ce maillage affiche un total de 37 millions de polygones. Ce chiffre est démesuré. Pour que les joueurs puissent un jour circuler à son bord, ce modèle devra être entièrement reconstruit et optimisé pour le moteur de jeu. Actuellement, ce que nous voyons est une intention artistique, une vision destinée à fixer l'identité du vaisseau avant que les équipes de production ne s'en emparent.
D'autant plus que le développement est loin d'être achevé, même sur le papier. Si les structures principales comme le hangar ou la passerelle sont définies, de nombreux espaces internes sont encore en phase de conception préliminaire. Les développeurs ont dressé une liste des zones dont les concepts sont inachevés ou en cours de réflexion :
- L'hôpital et la morgue ;
- Les quartiers d'habitation et les appartements de l'état-major ;
- L'ingénierie et la salle des machines ;
- La cantine auto-suffisante et sa serre ;
- Le gymnase, la salle de loisirs et la "panic room".
Ces éléments sont encore "sujets à changement". Cela signifie que l'agencement intérieur d'aujourd'hui peut encore évoluer radicalement selon les contraintes techniques rencontrées lors de la future phase de fabrication.
Une production qui attend son heure
Dan, membre de l'équipe des véhicules, a été clair : il a hâte de voir quelle équipe sera chargée de créer l'Odin et comment elle s'y prendra. Cette déclaration confirme qu'aucune équipe de production n'est actuellement affectée à la construction du vaisseau. Le passage du concept à la version prête au vol est un processus qui prendra des mois, voire des années, compte tenu de la taille du bâtiment et de la complexité des systèmes comme le tramway ou les hangars traversants.
Marquant la fin d'une ère où les navires étaient proposés avant même que leur fabrication technique ne débute, le Odin est une promesse de gameplay pour les organisations. Mais pour l'instant, cette promesse à $5900.00 HT ne vit que dans les fichiers de conception d'Anvil Aerospace et les illustrations d'Alberto...
On aime :
Le concept en lui-même du "vaisseau corporatif" nécessitant un large nombre de joueurs pour être véritablement fonctionnel.
Bien qu'un peu trop moderne à mon goût, y compris pour un vaisseau de l'univers de Star Citizen, j'aime l'idée du vaisseau à la Leiji Matsumoto.
On aime moins :
La vente en ligne.
Même si c'est un vaisseau à caractère ultra limité, c'est le genre de vaisseau qui ne devrait être accessible qu'en jeu.
La méthode de vente.
Déjà que je n'aime pas le fait qu'il soit en vente, mais la lettre de motivation pour adhérer à l'Odin Founder Club, et prouver à CIG qu'on est un bon petit "pigeon prêt à débourser $5900" pour un vaisseau conceptuel dans un projet dont on ne voit pas la fin, est des plus discutable...
Ils n'apprennent rien, CIG signe et persiste à, une fois encore, donner l'accès à l'armement principal du vaisseau au pilote.
Trop ambitieux ?
Avions nous réellement besoin d'une telle charge de travail supplémentaire ?
Bien que cela soit une promesse du Kickstarter originel, le concept même du vaisseau risque de rester en attente pendant de trop longues années, et le travail ne manque pas. D'autant plus qu'il est vendu maintenant.
Si CIG avait au moins pris soins de se contenter de nous le présenter sans le commercialiser, cela aurait pu s'excuser. Mais là, c'est limite se tirer une énième balle dans le pied.
A croire que l'unique objectif de l'Odin est de permettre au studio de dépasser la barre symbolique du milliard de dollars investis avant la fin de la DefenseCon 2956, ce qui fût accompli sans difficulté. Reste maintenant à espérer que les heureux propriétaires de ce vaisseau auront un jour le privilège d'y embarquer un jour...