Corporations & Sociétés

Lore de Star Citizen

Près de mille ans après que Chris Roberts a fondé Roberts Space Industries (RSI) en 2038 et proposé le premier module de vol quantique, permettant l'expansion spatiale, le paysage industriel de l'Empire Uni de la Terre (UEE) a fortement évolué au point d'être dominé par des structures aux origines variées et parfois surprenantes, tel le géant ArcCorp, qui a commencé son existence au fond d'un hangar, dans un simple conteneur d'expédition.

A l'autre bout du spectre social, on peut trouver Hurston Dynamics qui gère ses employés d'une main de fer via des contrats de type "Life/Labor" depuis le 26ème siècle, tandis qu'Aegis Dynamics tente toujours de faire oublier que ses bombardiers Retaliator furent, pendant des siècles, le symbole de l'oppression du régime Messer. Sans oublier Origin Jumpworks qui délocalise son siège de Cologne vers Terra en 2913, affirmant que cette dernière était la nouvelle capitale culturelle de l'Empire, alors que Drake Interplanetary cultive une image de hors-la-loi avec des publicités aux couleurs exubérantes, tout en affirmant officiellement lutter contre la piraterie.

Dans l'UEE, ces entités dépassent le simple cadre économique pour devenir de véritables puissances politiques possédant parfois leurs propres mondes, comme c'est le cas dans le système Stanton où Hurston Dynamics, Crusader Industries, microTech et ArcCorps se partagent les différentes planètes du système, les exploitants à leur manière. Mais l'influence de ces méga-corporations s'étend bien au-delà d'un unique système, à l'image de Shubin Interstellar, qui s'impose comme un acteur indissociable de l'extraction minière et de la terraformation à travers tout l'Empire.

Des sociétés plus spécialisées complètent ce paysage, comme Greycat Industrial, pilier omniprésent de l'équipement industriel et des véhicules de transport personnel depuis le 24ème siècle, ou Argo Astronautics, qui s'est imposée comme le leader des véhicules utilitaires et des navettes indispensables au chargement des grands transporteurs. Que cela soit un train, tram, ou simple MPUV, rares sont ceux qui n'ont pas au moins une fois dans leur vie, emprunter un appareil Argo.

Dans des secteurs plus ciblés, Rayari Inc. se concentre sur les avancées biotechnologiques et agricoles, tandis que Covalex Shipping gère d'immenses hubs logistiques pour le transfert de marchandises. D'autres au passé plus sombre comme Associated Science & Development (ASD) qui s'est imposée dans les technologies d'armement à énergie en marge de plusieurs scandales publics et fait face aujourd'hui à des accusations de cruauté pour des expérimentations menées sur des oeufs de Valakkar dans le système Pyro, ou Bright Worlds Terraforming Group, qui restent indissociables du massacre de Garron II survenu en 2792, élément déclencheur de la chute du règne Messer.

C'est ainsi, qu'entre avancées technologiques et héritages parfois pesants, ces structures se substituent aux États là où ceux-ci échouent, les remplacent parfois là où ils n'osent pas intervenir. Loin de se cantonner à la production ou au commerce, elles participent à la diplomatie, à la sécurité, à la recherche fondamentale et, de plus en plus, à l'exploration. Qu'ils soient porteurs de progrès ou marqués par l'infamie, dans l'ombre ou sous les projecteurs, les corporations façonnent la réalité quotidienne de milliards d'habitants. Par ambition, par opportunisme, ou par nécessité.


Concepteurs de Vaisseaux & Véhicules

Au coeur de la puissance impériale, les concepteurs de vaisseaux et de véhicules occupent une place singulière. Ils ne produisent pas seulement des moyens de transport ou de combat, ils façonnent les doctrines militaires, les routes commerciales de l'Empire, les habitudes de vie et jusqu'à la perception même de l'espace.

Roberts Space Industries (RSI) reste le pilier historique, produisant aussi bien l'Aurora, vaisseau civil le plus fabriqué de l'histoire, que les gigantesques porte-vaisseaux de classe Bengal pour la Navy. Anvil Aerospace, s'est imposée comme le fournisseur privilégié de l'armée avec des modèles emblématiques comme le chasseur Hornet. Aegis Dynamics, après avoir été le constructeur principal des Messer, tente aujourd'hui de réhabiliter son image.

D'autres constructeurs occupent des segments plus spécifiques du marché. La société Musashi Industrial & Starflight Concern (MISC) se distingue par sa division d'industrie lourde, sa série Hull et son partenariat technologique exclusif avec l'Empire Xi'an, qui a permis l'intégration de propulseurs aliens sur le Freelancer ou la série Reliant. Pour répondre à des besoins de performance extrême, MISC a également lancé la sous-marque Mirai, dédiée aux vaisseaux de haute compétition.

Sans oublier Origin Jumpworks qui s'est positionné sur le segment du luxe. Drake Interplanetary qui propose des conceptions peu coûteuses. Plus spécialisée, Kruger Intergalactic produit des chasseurs de soutien légers comme le Merlin, intégrés aux vaisseaux de ligne de RSI. Dans le domaine terrestre, Tumbril Land Systems a été ressuscitée en 2946 pour moderniser ses véhicules d'exploration et de combat...

Dans l'UEE, le choix d'un constructeur n'est jamais neutre, il reflète un rapport au risque, à l'autorité, à la technologie et à la guerre. C'est ainsi que, quel que soit votre destiné, du simple convoyeur de marchandises aux terribles chasseurs de primes, pirate ou explorateur, agent de l'ordre ou artiste, il y aura toujours un fabricant qui sera là pour vous proposer votre premier compagnon de métal pour vos aventures.


Concepteurs Exotiques & Races Alien

Marqué par les découvertes des civilisations vaincues et l'ouverture des frontières avec l'Empire Xi'an, le marché des constructeurs "exotiques" n'est pas oublié, c'est ainsi que les vaisseaux d'origine extraterrestre occupent une place à part dans l'univers industriel de l'UEE. D'un côté, les modèles directement produits par les civilisations non humaines, souvent vendus via des accords interspécifiques. De l'autre, ceux conçus pour le marché humain, mais calqués sur des designs étrangers, restaurés ou reproduits à des fins militaires, commerciales ou culturelles. C'est sur ce second segment que Esperia a bâti son empire.

Basée sur Terra, Esperia se spécialise dans la reproduction fidèle de vaisseaux historiques, à commencer par ceux des Tevarin. Leur Prowler, réplique minutieuse d'un transporteur de troupes furtif utilisé durant les Guerres Tevarines, a marqué une première percée significative sur le marché militaire. Mais c'est avec la reproduction de chasseurs Vanduul, comme le Blade, que la marque a atteint un statut d'icône dans la culture des collectionneurs et de l'armement spécialisé. Les modèles Esperia conservent les caractéristiques structurelles des vaisseaux d'origine, tout en les adaptant aux normes UEE. Une hybridation technologique fascinante, souvent saluée pour sa précision muséale.

Les vaisseaux d'origine extraterrestre occupent une place à part dans l'univers industriel de l'UEE. D'un côté, les modèles directement produits par les civilisations non humaines, souvent vendus via des accords interspécifiques. De l'autre, ceux conçus pour le marché humain, mais calqués sur des designs étrangers, restaurés ou reproduits à des fins militaires, commerciales ou culturelles. C'est sur ce second segment que Esperia a bâti son empire.

Du côté des constructeurs non humains, Aopoa, société affiliée au gouvernement Xi'an, domine largement. Ses chasseurs comme le Khartu-al ou San'tok.yāi se distinguent par leur agilité, leur propulsion omnidirectionnelle et une esthétique radicalement différente de celle des fabricants humains. À la fois outils militaires et symboles diplomatiques, ces appareils sont généralement vendus à l'UEE sous condition, voire offerts à titre de geste politique. Leur technologie de pilotage, déroutante pour un utilisateur humain non formé, demeure un sujet d'étude pour l'Advocacy et les académies navales.

Les Banu, quant à eux, privilégient l'adaptabilité. Leur vaisseau emblématique, le Merchantman, fait figure d'arche interstellaire, combinant commerce, culte et vie communautaire. Leurs engins sont souvent modulaires, personnalisés, parfois même co-construits par plusieurs guildes. Ils s'éloignent de tout standard impérial.

Puis viennent les marginaux. Bien qu'humain, ces fabricants semblent venir d'un tout autre univers, comme Grey, qui ne suit aucune règle, aucune limite, et propose sur son marché, le Grey's Market, des conceptions artisanales conçues à partir d'assemblage de sources diverses.

Ces fabricants exotiques, bien qu'encore non conventionnels sur les chantiers orbitaux de l'UEE, fascinent. Leur présence accrue dans l'espace humain témoigne autant d'un intérêt militaire croissant que d'un désir d'ouverture culturelle. Entre patrimoine guerrier et objets d'étude, les vaisseaux alien demeurent des témoins silencieux des tensions et coopérations du XXIe siècle interstellaire.